HANS PETTER BLAD

ÉCRIVAIN, POÈTE, CINÉASTE

Amateur de jazz, de Monk à Munch, ami des peintres, scruteur des coins et recoins d’Oslo, Hans Petter Blad arpente le bitume et compose une œuvre en rimes et rythmes. Cardiaques surtout. Sous les pavés, la rage. De créer. De regarder. D’écouter. De Lire. Depuis son premier long métrage “Hodiak” au début des années 90, qui lança une nouvelle vague norvégienne, de nombreux romans et pièces de théâtre, il n’a cessé de balancer entre le noir et le blanc. Un équilibre fragile d’une humanité qui se cherche. Hans Petter Blad cisèle le clair-obscur des âmes. Drôle et poétique à la surface mais au fond glacé et opaque. Comme une version givrée d’Olivier Cadiot. Tout texte est une proposition. Une invitation au voyage. Une extension du domaine de la lutte sous le soleil de minuit. À 54 ans, il a parcouru tous les arts que compte le monde, son accent rimbaldien l’a poussé sur de nombreux continents avec une légère préférence pour le vieux continent et sa lumineuse Paris. Ville de tous les possibles pour cet artiste du nord, explorateur des humeurs vagabondes, qui sculpte son œuvre tel un badaud ivre à la dérive des sentiments.

L’oreille toujours collée au cœur des vivants, Hans Petter Blad est un chasseur de respiration poétique qui plus jeune se rêvait en homme révolté camusien. Pour sa collaboration avec l’ONJ, il a épuisé ses recueils de poésie “Bibliothèque” (2008), “Marbre” (2010), “Musée” (2014), et “Clair-obscur” (2016). Des fragments de vie plus réalistes que surréalistes où la nature et l’homme dialoguent autour d´un bon vers pour qu’à la fin le mot l’emporte sur les maux.


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