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Quand le jazz franchit les portes de l’hôpital

Publié le 20 août 2026

L’Orchestre National de Jazz (ONJ) s’est récemment associé à Tournesol afin de participer à son festival « Jazz à Sainte-Perrine », offrant ainsi deux concerts au sein de l’hôpital Sainte-Perrine, situé dans le seizième arrondissement de Paris. Cet événement a la volonté de faire venir la culture aux publics y ayant difficilement accès, du fait de leur hospitalisation. L’ONJ tient particulièrement à amener la musique partout où il le peut, des hôpitaux aux écoles en passant par les centres pénitentiaires.

Fondée en 1990, l’association « Tournesol, Artistes à l’Hôpital« , a pour vocation de favoriser l’accès à la culture et à la musique pour les personnes hospitalisées ou en situation de fragilité. Sa démarche repose sur la conviction que la musique et les arts sont des vecteurs puissants de lien social et de réconfort, capables d’embellir le quotidien des personnes hospitalisées. Chaque année, Tournesol organise de nombreux concerts, spectacles et ateliers dans des hôpitaux, des établissements médico-sociaux et des maisons de retraite, mobilisant des artistes professionnels de tous horizons.

Le festival « Jazz à Sainte-Perrine » s’inscrit pleinement dans cette mission. Ce rendez-vous annuel réunit des musicien•ne•s soucieux•ses de partager leur art au plus grand nombre et propose aux patient•e•s des concerts adaptés au cadre hospitalier, dans une ambiance chaleureuse et intimiste.

L’ONJ a pris part à ce festival en réalisant deux concerts.

Le premier s’est tenu au sein du service USPC (Unité de Soins Prolongés Complexes) de l’hôpital. Ce service accueille des patient•e•s adultes de tous âges, souffrant de handicaps moteurs et/ou cognitifs sévères, souvent consécutifs à des AVC ou à des accidents traumatiques.

Conçu comme un moment intimiste, ce concert a réuni Charles Kieny et Quentin Ghomari pour un duo créé pour l’occasion. L’interprétation de leurs compositions et de reprises a créé un cocon pour le public que seule la musique de chambre peut produire. L’idée était de présenter ce qu’une trompette et un accordéon pouvaient faire ensemble et d’expliquer leur démarche, leur manière de composer et de travailler ensemble, pour apporter un éclairage sur ce que les patient•e•s et aides soignant•e•s entendaient. 

Le second concert, qui a clôturé le festival, s’est tenu dans le service de gériatrie. Il a pris la forme d’un bal festif. Les musicien•ne•s Sylvaine Hélary, Rémi Sciuto, Jessica Simon, Antonin Rayon et Christophe Lavergne ont entraîné les patient•e•s et le personnel soignant dans un voyage musical à travers des airs iconiques des années 1960 à 1980. Valses, tangos, slows, paso dobles, choros, boogie-woogies et morceaux yé-yé se sont succédés, composant un programme riche et varié. Les sourires, les mouvements au rythme de la pulsation et parfois même quelques airs chantonnés ont illustré le succès de ce concert.

Ces concerts ont transformé les couloirs de l’hôpital en scène vivante, rappelant que la musique est un art du lien. Elle peut colorer des murs blancs, illuminer les visages et l’imagination de ceux et celles qui l’écoutent, en laissant de beaux souvenirs partagés derrière elle.

Robin Gaillard,
Volontaire en service civique à l’ONJ.

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